Régime de retraite
Industries électriques et gazières
Industries électriques et gazières : EDF, Engie, Enedis… (CNIEG). Fermé aux nouveaux embauchés depuis 2024.
Qui est concerné
Embauchés depuis le 1er septembre 2023 : régime général (loi 2023-270). Les personnes recrutées après cette date relèvent du régime général des salariés du privé. Sur ce site, une carrière commencée à partir de 2024 dans ce régime est donc calculée au régime général.
La catégorie retenue comme profil type est sédentaire, la plus fréquente dans ce régime. Le comparateur détaillé permet de choisir une autre catégorie.
Les règles de départ
Pour la génération 1972, un agent de catégorie sédentaire pouvait ouvrir ses droits à 64 ans, contre 64 ans dans le privé. La décote disparaissait à 67 ans, et le taux plein demandait 172 trimestres.
Le temps de travail annuel de ce régime représente 0,950 fois celui du privé, soit −5,0 %. Ce rapport vient des durées réglementaires et des bilans sociaux.
Le niveau de pension
À salaire égal, ce régime verse 1,077 fois la pension d'une carrière complète du privé la même année, soit +8 %. Ce coefficient est le rapport entre le taux de remplacement d'une carrière complète du régime (70,4 %) et celui de la référence privée (65,4 %), mesurés de la même façon en 2017.
Source du coefficient : Cour des comptes 2019 : 70,4 % (brut, carrières complètes 2010-2017), rapporté à 65,4 %
Le même salaire brut est appliqué à tous les régimes, pour isoler l'effet des règles. Dans le public, une partie de la rémunération est versée sous forme de primes qui ne comptent pas pour la retraite, sauf le RAFP depuis 2005.
L'argent public
Ce régime ne s'équilibre pas avec les seules cotisations. Pour la génération X, il reçoit en plus 0,40 € d'argent public pour 1 € de pension versée, soit 24 % du financement total de la carrière.
Cet argent vient la contribution tarifaire d'acheminement, une taxe prélevée sur les factures d'électricité et de gaz. Il n'est jamais compté comme une cotisation dans ce site : il n'est pas payé par l'affilié. Selon la Cour des comptes, il compense surtout le déséquilibre démographique de ces régimes, qui comptent plus de retraités que de cotisants. Détail du calcul.
Génération par génération
| Génération | Cotisé pour 1 € de pension | Argent public pour 1 € de pension | Âge de départ | Durée de retraite | Pension mensuelle |
|---|---|---|---|---|---|
| Génération silencieuse | 0,54 € | — | 60 ans et 10 mois | 24,4 ans | 1 690 € |
| Baby-boomers | 0,96 € | 0,10 € | 62 ans et 6 mois | 24,5 ans | 1 970 € |
| Génération X | 1,22 € | 0,40 € | 66 ans et 3 mois | 23,2 ans | 2 070 € |
| Génération Y | 1,17 € | 0,58 € | 66 ans et 6 mois | 24,5 ans | 2 050 € |
| Génération Z * † | 1,01 € | 0,19 € | 65 ans et 6 mois | 26,8 ans | 2 000 € |
| Génération Alpha * † | 0,90 € | — | 65 ans | 28,4 ans | 2 130 € |
Par rapport au privé
Pour la génération X, à salaire égal, un affilié de ce régime a versé 1,22 € de cotisations pour 1 € de pension, contre 0,80 € pour un salarié du privé, soit +53 %. Il part à 66 ans et 3 mois au lieu de 63 ans et 6 mois, et sa retraite dure 23,2 ans au lieu de 25,5 ans.
Son temps de travail sur la carrière est de 71 900 h, contre 71 100 h dans le privé, soit +1,0 %.
Comparez vous-même. Une carrière de ce régime face à une carrière du privé :
Valeurs issues du classeur de données du site. Méthode pour les régimes publics · Sources