Régime de retraite
SNCF
Agent SNCF au statut (CPR). Fermé aux nouveaux embauchés depuis 2020.
Qui est concerné
Plus d'embauches au statut depuis le 1er janvier 2020 (loi 2018-515). Les personnes recrutées après cette date relèvent du régime général des salariés du privé. Sur ce site, une carrière commencée à partir de 2020 dans ce régime est donc calculée au régime général.
La catégorie retenue comme profil type est sédentaire, la plus fréquente dans ce régime. Le comparateur détaillé permet de choisir une autre catégorie.
Les règles de départ
Pour la génération 1972, un agent de catégorie sédentaire pouvait ouvrir ses droits à 58 ans et 3 mois, contre 64 ans dans le privé. La décote disparaissait à 62 ans, et le taux plein demandait 171 trimestres.
Le temps de travail annuel de ce régime représente 0,955 fois celui du privé, soit −4,5 %. Ce rapport vient des durées réglementaires et des bilans sociaux.
Le niveau de pension
À salaire égal, ce régime verse 1,116 fois la pension d'une carrière complète du privé la même année, soit +12 %. Ce coefficient est le rapport entre le taux de remplacement d'une carrière complète du régime (73,0 %) et celui de la référence privée (65,4 %), mesurés de la même façon en 2017.
Source du coefficient : Cour des comptes 2019 : taux de remplacement brut moyen des carrières complètes, nouveaux retraités 2017 (73 %), rapporté au taux brut d'un non-cadre du privé (≈ 65,4 %)
Le même salaire brut est appliqué à tous les régimes, pour isoler l'effet des règles. Dans le public, une partie de la rémunération est versée sous forme de primes qui ne comptent pas pour la retraite, sauf le RAFP depuis 2005.
L'argent public
Ce régime ne s'équilibre pas avec les seules cotisations. Pour la génération X, il reçoit en plus 1,48 € d'argent public pour 1 € de pension versée, soit 59 % du financement total de la carrière.
Cet argent vient une subvention de l'État votée chaque année au budget. Il n'est jamais compté comme une cotisation dans ce site : il n'est pas payé par l'affilié. Selon la Cour des comptes, il compense surtout le déséquilibre démographique de ces régimes, qui comptent plus de retraités que de cotisants. Détail du calcul.
Génération par génération
| Génération | Cotisé pour 1 € de pension | Argent public pour 1 € de pension | Âge de départ | Durée de retraite | Pension mensuelle |
|---|---|---|---|---|---|
| Génération silencieuse | 0,44 € | 0,07 € | 55 ans et 4 mois | 28,8 ans | 1 450 € |
| Baby-boomers | 0,70 € | 0,61 € | 57 ans et 8 mois | 28,5 ans | 1 860 € |
| Génération X | 1,02 € | 1,48 € | 62 ans et 2 mois | 26,6 ans | 1 950 € |
| Génération Y | 1,15 € | 1,88 € | 63 ans | 27,5 ans | 1 950 € |
| Génération Z * † | 0,94 € | 0,12 € | 64 ans et 10 mois | 27,3 ans | 1 950 € |
| Génération Alpha * † | 0,90 € | — | 65 ans | 28,4 ans | 2 130 € |
Par rapport au privé
Pour la génération X, à salaire égal, un affilié de ce régime a versé 1,02 € de cotisations pour 1 € de pension, contre 0,80 € pour un salarié du privé, soit +27 %. Il part à 62 ans et 2 mois au lieu de 63 ans et 6 mois, et sa retraite dure 26,6 ans au lieu de 25,5 ans.
Son temps de travail sur la carrière est de 65 800 h, contre 71 100 h dans le privé, soit −7,5 %.
Comparez vous-même. Une carrière de ce régime face à une carrière du privé :
Valeurs issues du classeur de données du site. Méthode pour les régimes publics · Sources